Portés par l’expertise de l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA), une nouvelle génération de 50 jeunes et femmes s’apprêtent à bouleverser durablement l’avenir des semences maraîchères dans le pays.
A l’initiative de la Commission de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ils ont été formés du 23 au 27 mars 2026 à Dapaong, aux techniques et normes de production de semences maraîchères améliorées pour plus de performance et de souveraineté dans ce secteur à fort potentialité d’employabilité des jeunes et femmes.
De toute évidence, la qualité des semences constitue un maillon essentiel de la productivité agricole. Cependant, au Togo, le secteur des semences maraîchères reste confronté à des contraintes majeures notamment l’accès limité à des semences de qualité, la faible maîtrise des techniques de production et surtout la dépendance aux importations de semences hybrides.
« Face à ces contraintes, nous avons pensé, à travers ce programme de la CEDEAO en collaboration avec le CORAF de former ces 50 jeunes de sorte qu’ils puissent embrasser la carrière de production de semences maraîchères améliorées », clarifie la formatrice principale, Dr AHONON Selom également responsable du programme cultures maraîchères à l’ITRA.
Jeunesse et entrepreneuriat pour redéfinir l’avenir du maraîchage
Les trois premiers jours, les participants ont été outillés sur les principes de base en matière de production de semences maraîchères, les méthodes de conservation et de stockage, les normes de qualité et de certification des semences de piment, tomate et oignon. Les deux derniers jours ont été consacrés à l’agripreneuriat et au plan d’affaires.

Dans son mot de cadrage à l’ouverture de l’atelier, Dr VOEMESE Kokou, représentant du Directeur Général de l’ITRA a rappelé aux bénéficiaires que la CEDEAO et le CORAF ne financent pas ces formations dans une logique de simple transmission de savoirs académiques.
« Ils investissent dans votre avenir et dans le développement économique de notre région avec une exigence de résultats tangibles et mesurables. Les indicateurs de succès de ce programme se mesurent à l’aune des initiatives concrètes que vous engagerez sur le terrain », a-t-il martelé.
Au nom du gouvernement, monsieur le préfet de Tône a témoigné sa reconnaissance à toutes les institutions ayant rendu possible cette session de formation. Il a rappelé que ce programme de formation de 150 jeunes dans les secteurs agro-sylvo-pastorale et halieutique s’inscrit pleinement dans la dynamique des actions gouvernementales visant à faire de l’agriculture non plus une activité de subsistance par défaut, mais une voie d’excellence et de dignité pour la jeunesse togolaise.
« En maîtrisant la production des semences adaptées à nos conditions climatiques, en constituant de stocks semenciers locaux de qualité, nous gagnerons en autonomie, en compétitivité et en résilience. C’est tout l’enjeu de cette session de formation », a insisté Monsieur OURO-GOUROUNGOU Horoumila, préfet de Tône.

À travers ce programme, l’ITRA confirme son rôle clé dans la valorisation des résultats de la recherche agricole et leur transfert au profit des acteurs de terrain. L’objectif est clair : faire de l’agriculture un secteur attractif, compétitif et porteur d’emplois pour la jeunesse.
Pour les bénéficiaires, cette belle occasion de faire carrière dans un secteur porteur comme les semences maraîchères améliorées ne doit sous aucun prétexte être négligée.
« En tant que jeune enquête d’emploi, cette formation est une belle opportunité pour se lancer dans l’entrepreneuriat», confie DOUTI Toga, technicienne agricole basée à Dapaong.
D’une seule voie, les 50 bénéficiaires remercient la CEDEAO, le CORAF et l’ITRA pour cette initiative qui illustre la volonté conjointe des acteurs nationaux et régionaux de transformer les défis agricoles en véritables opportunités d’emploi et de développement durable.