Du 15 au 19 décembre à Tsevié, l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) a déroulé la première formation sur une série de trois à l’endroit des jeunes dans le secteur agro et agroalimentaire.
Durant cinq (05) jours, ils sont au total cinquante (50) jeunes soit 17 hommes et 33 femmes dont 3 nourrices à être outillés sur les techniques de production de farines enrichies à base des produits locaux biofortifiés ainsi que l’entrepreneuriat et la rédaction de plan d’affaires.
Une phase pratique au sein de l’unité de production de Nutrimix à l’ITRA est venue consolider les connaissances acquises par les bénéficiaires lors de la phase théorique à Tsevié.
« À la fin de cette formation, j’ai appris beaucoup de choses. Premièrement, je suis mère, ce qu’on a appris va m’aider à préparer de la bonne bouillie à mon bébé lorsqu’il aura six mois et je pourrais commercialiser auprès des bonnes dames et avoir de l’argent pour aider mon mari », planifie déjà ASSOU Yawavi, cuisinière-patissière de formation et également nourrice.
Pour l’ITRA, le CORAF et la commission de la CEDEAO, initier des jeunes togolaises et togolais aux techniques de production de farines enrichies à base des produits biofortifiés, c’est transformer la recherche en opportunités économiques, répondre au défi du chômage des jeunes et améliorer durablement la nutrition et la sécurité alimentaire du pays.
« Je peux vous rassurer que les compétences que vous allez acquérir ici sont concrètes, opérationnelles et immédiatement valorisables. C’est pourquoi je voudrais vous inviter à y mettre du sérieux. Cela fera particulièrement de vous, des ambassadeurs de l’innovation agricole issue de la recherche togolaise » a martelé Dr VOEMESSE Kokou, représentant du Directeur Général de l’ITRA à l’ouverture de la formation.
Enfin une occasion pour sortir du chômage
Par leur participation active, tous les bénéficiaires, sans exception, ont manifesté un remarquable enthousiasme motivé par les perspectives d’auto-emploi et d’amélioration de la nutrition au sein de leurs communautés.
C’est justement le cas de NIKABOU Monfaye, jeune étudiante en fin de parcours licence en marketing et stratégie à l’université de Lomé. Elle a montré une réelle satisfaction à acquérir des compétences pratiques et directement applicables en matière de production de farines enrichies à base des produits locaux biofortifiés.
« Mes compétences en marketing et les connaissances acquises ici vont m’aider à créer ma propre marque et mettre sur le marché, des farines de qualité qui me permettront de résoudre des problèmes de santé publique », se projette le jeune marketeuse Monfaye.
De son côté, ZOZO Kossi Edem, exprime son agréable surprise de constater que la commission de la CEDEAO prend à cœur le problème de chômage des jeunes de la région en général, et en particulier, les jeunes togolaises et togolais.
Dans l’ensemble, cette formation a été perçue comme une opportunité précieuse, porteuse d’espoir, renforçant la confiance des jeunes en leur capacité à contribuer au développement local grâce aux technologies générées par les chercheurs de l’ITRA.
Rappelons que les farines enrichies ont été mises au point par l’ITRA pour lutter contre la malnutrition infantile, les carences en fer, zinc et vitamine A. Elles sont adaptées aux enfants, aux femmes enceintes et autres personnes vulnérables.
Quant aux matières premières pour aboutir à ce résultat, l’ITRA dispose des variétés biofortifiés des spéculations entrant dans la fabrication des farines enrichies.