You are currently viewing Un plan stratégique pour renforcer l’impact de l’ITRA sur le développement agricole
Validation participative du plan stratégique ITRA 2026_2035

Un plan stratégique pour renforcer l’impact de l’ITRA sur le développement agricole

  • Auteur/autrice de la publication :
  • Post category:Actualité

Depuis ce 31 juillet 2026, l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) s’est doté d’un plan stratégique décennal destiné à orienter ses actions au cours de la période 2026-2035 en phase avec les objectifs du Programme de Modernisation de l’Agriculture au Togo (ProMAT).

Fruit d’un processus participatif ayant mobilisé universitaires, chercheurs, partenaires techniques et financiers ainsi que les principales parties prenantes du secteur agricole, ce plan traduit la volonté des plus hautes autorités du pays de renforcer l’ITRA dans son rôle de moteur de l’innovation agricole au Togo.

Il s’inscrit dans la dynamique des priorités nationales de transformation agricole et des orientations stratégiques du pays. Ce nouvel outil de gouvernance définit une vision claire pour une recherche agricole plus performante, innovante et orientée vers les besoins des producteurs, des agro-industries et des décideurs.

Le document se décline en quatre axes stratégiques dont le premier est consacré à la gouvernance et au pilotage stratégique. Les trois autres étant consacrés aux activités de recherche. Le premier axe de recherche porte sur la génération des technologies et innovations agricoles et agroalimentaires.

Il s’agit dans cet axe, de développer des innovations pour la résilience des systèmes alimentaires, gérer et valoriser les ressources génétiques, préserver le capital naturel et les écosystèmes, et promouvoir des équipements de mécanisation, d’irrigation et de transformation adaptés. Le Centre National de Spécialisation sur les Bioagresseurs (CNS-B) devra jouer un rôle clé dans la gestion des pertes de cultures et des produits post-récolte.

Le consultant Dr AKANTETOU en pleine présentation

Le deuxième axe de recherche du nouveau plan stratégique de l’ITRA vise la valorisation et le transfert des technologies. Il est question ici de garantir la diffusion à grande échelle des innovations par la capitalisation et la valorisation des acquis scientifiques, et l’optimisation des chaînes de valeur agricoles pour améliorer leur compétitivité et efficacité.

Le troisième axe de recherche concerne la veille stratégique et prospective. Il a pour objectif de développer la capacité d’anticipation de l’ITRA face aux mutations du secteur agricole en analysant les politiques, programmes et projets, et en mettant en place un mécanisme de veille stratégique et climatique participative pour orienter la recherche future et les décisions publiques.

« Il n’y a pas un pays qui peut se développer sans la recherche agricole, parce que c’est la base même du secteur agricole », alerte le consultant Dr AKANTETOU Pikassalé, lors de l’atelier de validation dont les travaux ont été présidé ce 31 juillet 2026 par le Professeur SANDA, DG du LaNSA.

À terme, l’ITRA devra améliorer significativement la productivité agricole et de la résilience climatique ; augmenter le taux d’adoption des innovations issues de la recherche ; renforcer la compétitivité des filières agricoles ; accroître de la contribution de la recherche à la création de valeur et à l’emploi ; se positionner comme acteur clé du système régional de recherche agricole.

Le présidium

À travers cette nouvelle feuille de route arrimée aux objectifs du Programme de Modernisation de l’Agriculture au Togo (ProMAT) , l’ITRA réaffirme son engagement à produire des innovations scientifiques et technologiques de qualité, au service d’une agriculture togolaise plus compétitive, résiliente et durable. Le but final étant de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales et au développement socio-économique du du pays.

Pour l’atteinte des objectifs et des résultats attendus par l’ITRA, la mise en œuvre de ce plan stratégique décennal (2026-2035) est conditionnée par la mobilisation d’un budget prévisionnel de quarante-deux milliards quatre cent trente-deux millions (42 432 000 000) FCFA, réparti suivant les axes, composantes et indiquant les diverses sources de financement.